Pourquoi tout le monde devrait se préoccuper de sa glycémie ?
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Pourquoi tout le monde devrait se préoccuper de sa glycémie ?

Saviez-vous que … Une alimentation qui fait grimper la glycémie a un effet désastreux sur votre tour de taille, et peut causer des dommages sur votre santé, et ce, même si elle ne provoque JAMAIS le diabète.

Comme la plupart des gens, vous ne vous êtes peut-être jamais soucié de votre glycémie (taux de sucre sanguin), à moins que vous ne souffriez du diabète.

Mais des médecins et des chercheurs ont récemment découvert une réalité troublante :

→ si votre glycémie monte régulièrement en flèche pour chuter ensuite brutalement, votre organisme pourrait subir des dommages.

Les conséquences, par exemple

peuvent être simplement ennuyeuses, mais parfois les conséquences sont chargées d’un potentiel létal (peut provoquer la mort).

La baisse d’énergie et la gain de poids ne constituent que les symptômes visibles des problèmes que vous risquez de rencontrer lorsque votre glycémie fluctue trop.

Que vous ayez ou non le diabète, une alimentation qui fait fluctuer votre glycémie peut augmenter votre risque de cardiopathie en causant des dommages à vos vaisseaux sanguins et en élevant votre taux de cholestérol.

Votre mémoire pourrait même en être affectée, et le risque de souffrir de certains cancers augmenté.

L’importance de la glycémie

Dans la plupart des cas, l’organisme peut ramener à la normale une glycémie qui s’est élevée excessivement après un gros repas. Elle ne reste élevée en permanence que chez les diabétiques qui ne sont pas traités.

Voilà pourquoi les médecins ont longtemps pensé que seuls les diabétiques avaient à se soucier des effets de leur alimentation sur leur glycémie.

Aujourd’hui, nous savons qu’une élévation de la glycémie à la suite d’un repas peut à la longue endommager l’organisme des personnes en santé, même si elle ne provoque jamais le diabète.

La glycémie n’est plus le sujet de préoccupation de quelques personnes; nous avons tous des raisons de nous en soucier, même si nous sommes minces et en santé, mais tout particulièrement si nous faisons peu d’exercice et si notre taille est arrondie par l’excès de poids.

Aujourd’hui tout le monde devrait se préoccuper de sa glycémie. Pas seulement quelques personnes.

« Suspectée depuis les années 30 à partir d’observations cliniques chez des patients diabétiques puis approchée, dans les années 60, avec le développement du dosage radio immunologique de l’insuline, la présence d’une insulinorésistance a été confirmée au cours des 20 dernières années par différentes méthodes d’évaluation plus ou moins performantes.

D’abord objectivée chez le sujet obèse et/ou diabétique de type 2, la diminution de la sensibilité à l’insuline peut, en fait, toucher une population beaucoup plus large. Le concept d’insulinosensibilité a pris une importance considérable lorsque Reaven, en 1988, attira l’attention sur le rôle de l’insulinorésistance dans différentes pathologies.

Résistance à l’insuline

Ainsi naquit la notion de syndrome métabolique ou syndrome X caractérisé par l’association de différents facteurs de risque cardio-vasculaire (dont la diminution de tolérance au glucose, l’hypertension artérielle et les dyslipidémies), tous en relation avec une insulinorésistance qui constitue le fondement même du syndrome. Même si la voie de signalisation de l’action de l’insuline paraît particulièrement complexe et le déterminisme de l’insulinorésistance encore largement méconnu, il est important de développer des stratégies, pharmacologiques ou non, pour améliorer l’insulinosensibilité en cas de résistance à l’action de l’hormone.

Cette approche devrait permettre, non seulement d’assurer un meilleur contrôle glycémique en cas de diabète de type 2, mais encore d’améliorer le pronostic cardio-vasculaire des patients de plus en plus nombreux, diabétiques ou non, porteurs du syndrome métabolique.

L’insulinorésistance est devenue, en quelques années, un concept essentiel en médecine.

Celles-ci, comme l’obésité, le diabète de type 2 ou l’hypertension artérielle, sont des maladies en grande partie liées au mode de vie de la société moderne favorisant la sédentarité et les dérives alimentaires.

Leur prévalence est d’ailleurs en nette augmentation dans tous les pays industrialisés de telle sorte que l’Organisation Mondiale de la Santé n’hésite pas à parler de véritable “épidémie »..»

Notre goût effréné pour les aliments qui font grimper la glycémie a entraîné une véritable épidémie d’insulinorésistance.

Que l’on peut définir par une incapacité de l’organisme à gérer les pics glycémiques lorsque la demande est trop forte ou sur une longue période de temps.

C’est comme jouer au yoyo avec votre glycémie.

Et il y a malheureusement des conséquences sur tout l’organisme humain :

→ vos organes, → vos artères, → votre cœur et → votre tour de taille.

Comment identifier l’invisible ?

Par une simple prise de sang, en contrôlant le taux de sucre dans le sang.

Faut-il dépister tout le monde ? Pas tout à fait.

Il est recommandé aux personnes de plus de 45 ans, ou à tout âge en présence de facteurs de risque :

  • Excès de poids ou obésité
  • Mode de vie sédentaire
  • Antécédent familial de diabète de type 2
  • Diabète gestationnel, même résorbé après la naissance de l’enfant, pour les femmes

Un mal réversible

Heureusement on peut renverser le cours de l’insulinorésistance, car si le fait de mal manger la provoque, celui de bien manger peut la guérir. En plus c’est assez facile.

En effet, les dommages ne se produisent pas instantanément ; des changements même modestes dans votre alimentation peuvent vous remettre sur la voie de la «Santé» et vous permettre de vous sentir plus alerte, plus vivant et plus énergique.

Le piège des aliments rapides

Lorsque vous avez besoin d’un petit remontant, que prenez-vous ? Une barre sucrée, des craquelins, des raisins secs, …?

Ces aliments rapides se dissolvent rapidement dans votre estomac et en un rien de temps se retrouvent dans votre circulation sanguine, inondant votre organisme de glucose, et vous voilà prêt-e à démarrer au quart de tour.

Le problème, c’est que cet afflux ne dure pas.

Lorsque vous êtes arrivé au bout de votre énergie, vous avez faim de nouveau ; en fait vous êtes littéralement affamé !

Et le cycle recommence ….jusqu’au diner où vous allez engloutir un repas copieux pour parer à cette grande faim.

Comment y remédier ?

  • En choisissant les bons aliments, bien sûr
  • En ne mangeant pas moins mais mieux.
  • En évitant les régimes draconiens, ils n’apportent absolument rien à l’organisme et font plus de mal que de bien.

Énergie : Des repas qui vous laisse sur votre faim

En principe, manger devrait calmer la faim, n’est-ce pas ? Eh bien, ça dépend.

Lorsque vous mangez, surtout des féculents et des sucres, ses aliments sont convertis en glucose, le principal carburant de vos muscles ou de votre cerveau. De l’énergie instantanée !

Mais un repas très riche en féculents peut apporter à l’organisme plus de glucose qu’il en a besoin. En fait, il peut faire monter la glycémie deux fois plus que ne le ferait un repas plus sain.

Par exemple, une tasse de pommes de terre frite a un effet similaire sur la glycémie qu’une canette de cola.

Si vous mangez une grosse portion de frite avec une tranche de pain (style hamburger-frite), votre organisme fait soudain face à un apport important de glucose ; il réagit alors en sécrétant d’énormes quantités d’insuline. Si vous êtes en surpoids, il pourrait en sécréter encore plus.

Toute cette insuline en trop fait baisser considérablement votre glycémie et la maintient à la baisse tant qu’elle continue d’agir, parfois pendant de longues heures. Résultat : vous tombez d’inanition (Mourir de faim), comme si vous n’aviez rien mangé depuis des lustres.

Normal, car votre organisme réagit à cette baisse de la glycémie en sécrétant des hormones qui élèvent les taux sanguins de sucres et de graisses (celle-là même qui pourraient provoquer une crise cardiaque).

Votre cerveau vous envoie donc un signal que vous avez faim, même si vous avez absorbé plus de calories que nécessaire.

À long terme, les régimes riches en glucides à digestion rapide peuvent contribuer à

  • l’obésité,
  • au diabète
  • et aux maladies cardiaques.

Le signal

Le signal de la faim est provoqué non seulement par une glycémie basse, mais aussi par une glycémie qui descend rapidement.

Un repas équilibré fait augmenter le taux de leptine, une hormone qui calme la sensation de la faim, et abaisse le taux de ghréline, une hormone qui stimule la faim.

Des études ont démontrées que les personnes ayant pris un déjeuner ou un dîner riche en glucides rapides absorbaient 500 calories de plus dans les 5 heures suivantes que ceux dont l’alimentation était plus équilibrée. Même 100 calories de plus par jour font toute la différence entre prendre du poids et en perdre et ont un impact sur votre santé en général.

Un tour de taille qui s’arrondit

En plus de produire un surcroît d’insuline après un repas copieux qui fait grimper la glycémie, l’organisme cesse de brûler les graisses, car il lui faut d’abord utiliser tout ce glucose en trop. Résultat : votre tour de taille augmente. Or, cette graisse sur votre abdomen nuit à votre santé.

En évitant les fluctuations marquées de la glycémie, vous aurez moins de mal à perdre ce surplus de graisse.

Une menace pour votre cœur

Une alimentation qui met à mal la glycémie augmente le risque d’une crise cardiaque : obstruction des artères, hypertension et inflammation.

L’hyperglycémie

L’hyperglycémie produit des formes instables d’oxygène appelées radicaux libres ; ces molécules endommagent les artères, affectant la pression artérielle et favorisant la formation de dépôts de cholestérol sur les parois des artères.

Le surcroît d’insuline que l’organisme doit produire pour maîtriser la glycémie a également des conséquences :

  • élévation de la pression artérielle,
  • formation de caillots sanguins dangereux
  • et inflammation.

Tout cela contribue à augmenter votre risque de cardiopathie.

Conséquence

À la longue, la consommation d’aliments qui suscitent une forte réponse glycémique provoque également une baisse du taux de cholestérol HDL (le « bon ») et une élévation du taux de triglycérides (des gras qui sont toxiques pour les cellules), ce qui accroît davantage encore le risque de cardiopathie et d’arrêt cardiaque.

Comment y remédier ?

Heureusement, l’inverse est vrai : plus votre alimentation ménage votre glycémie, plus elle ménagera également votre cœur.

Conclusion

« Vous ne regarderez plus votre frite et votre pain hamburger de la même façon à votre prochain « fast food » !


Sources :

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AUTHORITY NUTRITION Can Low-Carb Diets Cure The Biggest Health Problems in The World http://authoritynutrition.com/can-low-carb-cure-health-problems/
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Silva FM, Steemburgo T, de Mello VD, Tonding SF, Gross JL, Azevedo MJ. High dietary glycemic index and low fiber content are associated with metabolic syndrome in patients with type 2 diabetes. J Am Coll Nutr. 2011
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